J'écoute : De la musique classique, encore et toujours... le coffret Nathan Milstein chez EMI : un pur moment de bonheur !
Je regarde : Des écrans, des livres, le délabrement de mon appartement.
Je lis : Des choses autour la littérature, des livres et une biographie de Georges Clemenceau.
Je joue : A Sherlock Holmes et à Freecell.
Je mange : Un peu trop en ce moment et les kilos superflus se voient. Mes pantalons ont du mal à fermer.
Je bois : Des boissons non alcolisées la plupart du temps. La plus grand quantité étant du thé.
Je cite : Les phrases qui m'intéressent dans ce que je lis quotidiennement.
Je pense : A la mort souvent, à la crise beaucoup en ce moment, peu au sexe et à l'amour.
Je rêve : Beaucoup et cela m'empêche de faire des nuits reposantes.
(mis à jour jeudi 4 mars 2010 à 20:58)

26/12/2008

26/12/08 - 15:44

Histoire de la Rome antique (Lucien Jerphagnon)

Les Armes et les Mots

Je ne sais plus comment j'en suis venu à entendre le nom de cet historien qui suscite beaucoup d'admiration de la part de certains lecteurs. J'en conviens, l'homme sait écrire et vulgariser le monde romain antique. A son approche purement historique qui se fonde sur des écrits de toutes sortes, il y mêle diverses considérations personnelles à propos de nos habitudes perverses de voir le passé avec nos sentiments et nos yeux d'aujourd'hui.

Rien n'est simple en histoire bien sûr et pour une si lointaine histoire, il faut toujours y regarder à deux fois (ou plus) pour ajouter foi aux témoignages de nos ancêtres historiens ou artistes, lesquels nous ont laissé des traces que l'on exploite encore, pour mieux faire connaître la richesse des civilisations perdues.
Ce qui reste souvent à disposition des historiens sont les documents qui servaient le pouvoir en place. La destruction d'archives, de livres, de monuments, d'objets d'art a fait disparaître toute une part des différents travaux ou oeuvres de personnes remarquables ou définitivement inconnues, qui aurait pu nous donner une idée différente de ce que nous pensons connaître suffisamment grâce aux (à cause de) films de cinéma, de bandes dessinées, de romans, etc.
En fait, la question essentielle est la suivante : dans quel but ce que je vois a-t-il été créé, qui cela sert-il, est-ce objectif, pourquoi est-ce ce seul témoignage-là qui nous est parvenu à travers les siècles ?
C'est de cette manière que certains empereurs romains sont vus comme des dictateurs ou de gentils agneaux, alors que chacun à ses bons et ses mauvais côtés, ce qui nous les rend plus humains et les fait descendre de leur piédestal de marbre.
En lisant ce livre très plaisant, on se demande encore comment nombre d'hommes politiques actuels ne sont pas empoisonnés plus fréquemment ou bien percés de part en part d'une lame effilée. Combien peu de nos hommes politiques actuels se suicident (à la cigüe ou d'une autre manière plus actuelle) après avoir bu la coupe du succès jusqu'à la lie. Je suis toujours très amusé par les hommes de pouvoir qui crèvent d'envie de diriger le monde ou une entreprise et qui, une fois qu'ils ne bénéficient plus de leur épée de Damoclès qu'ils tenaient au-dessus de chaque citoyen ou salarié dont ils ont eu autrefois la responsabilité, souffrent de ne plus pouvoir être craints et admirés.
J'en connais donc un peu plus sur la Rome antique, même si j'ai lu quelques uns des auteurs latins les plus connus en traduction française.

19/12/2008

19/12/08 - 20:20

Les Plages d'Agnès (2007) Agnès Varda



Je ne connais pas l'oeuvre d'Agnès Varda, honte à moi !
Il y a peu, je revoyais à la télévision Il Casanova di Federico Fellini (1976) et je me disais le plaisir que j'avais à regarder une mer déchaînée (sur laquelle voguait Casanova) qui était représentée par une toile plastique que des techniciens faisaient bouger (il reprendra le même procédé pour E la Nave va, 1983). Cela vaut toute les mers du monde, cela nous montre l'essentiel à la manière du théâtre ou de l'opéra baroque, quand on savait l'art des machines dans les cintres de Venise ou Versailles.
Agnès Varda commence son autobiographie filmée par un jeu de miroirs qu'elle fait installer sur la plage. Ceci afin de se montrer sous toutes les coutures, avec les reflets, les cadres, les jeux de lumières. C'est une installation d'art, d'arts plastiques. Et c'est de cette manière que j'apprends progressivement la vie de cette imaginative petite bonne femme d'une drôlerie irrésistible.
Si elle disparaissait tout soudain (ce que je ne lui souhaite pas, si elle n'en a pas encore l'envie), rien mieux que Les Plages d'Agnès pourrait nous la faire connaître, car, outre ce qu'elle nous raconte, ce qu'elle nous montre par des photographies, des lieux où elle a vécu, des gens qu'elle a connus, Agnès Varda nous montre aussi des extraits de ses propres films.
Quand je disais que je ne connaissais pas Agnès Varda, en fait ce n'est pas vrai. Je la connais depuis très longtemps, car je suis son parcours sans avoir vu une oeuvre d'elle. Mais je sais ce qu'elle a fait. J'avais indiqué, dans l'un de mes posts précédents, que Sans Toit ni Loi (1985) était sans doute un film qu'avait vu Sean Penn avant de faire Into the Wild (2007) ; la scène dans la caravane jouée par Sandrine Bonnaire présente des similitudes me semblant évidentes, mais je me trompe peut-être.
Si je suis cinéphile, je ne suis pas pour autant soucieux de connaître la vie des acteurs ou des réalisateurs. Leurs oeuvres sont ce qui me les rendent intéressants, en dehors de ce cadre, savoir qui copule avec qui, ça ne me fait pas vibrer.
Et lorsque l'on va voir Les Plages d'Agnès et que l'on est vierge de toute connaissance biographique sur Agnès Varda, on apprend ses touchantes amours avec Jacques Demy. A l'entendre parler de lui, car Agnès est la voix off de son film, on sent qu'il s'est passé beaucoup de choses entre eux, que la blessure de la perte de Jacques est une chose qui la fait souffrir. En fait, à quatre vingt ans, elle fait un bilan sur ses acteurs/amis décédés et l'on a le sentiment d'une nostalgie, d'un besoin d'être entourée par ceux qui l'aiment et qu'elle aime. Mais son film n'est pas un testament et n'invite pas à la tristesse, car elle a de la ressource, elle a cette drôlerie d'une artiste à l'imagination débordante, d'une artiste qui a le soucis du détail, de l'observation des gens, d'un inventeur qui s'imprègne de son milieu pour mieux en faire ressortir la richesse et la beauté inhérentes.
Si l'on veut donc voir des moments de cinéma, de tendresse, de trouvailles visuelles, de technicité, d'art tout simplement, il faut aller voir ce film imaginatif et riche.

18/12/2008

18/12/08 - 20:30

Hunger (2008) Steve McQueen II


Dans ce film violent et aux scènes quelquefois insupportables, l'on voit ce que la détermination d'un homme peut faire contre un Etat. Si l'on regarde ce magnifique corps s'abîmer et se faire abîmer, l'on entend à deux ou trois occasions la voix de Margareth Thatcher. Cette voix si caractéristique au ton cassant, à la rigueur extrême, à la précision parfaite.
Si j'aime le propos du film, j'aime beaucoup moins la forme. C'est beau, même quand on voit les excréments et les escarres, mais c'est presque trop chichiteux et il ne manque que le sfumato hamiltonien pour rendre ça encore plus détestable. A la fin du film, quand Bobby Sands meurt dans son lit d'hôpital (en raison de sa grève de la faim), on a même le souvenir de la fin calamiteuse imaginée par Clint Eatswood dans Million Dollar Baby (2004) sans le pathos religieux heureusement.
Le film remue les tripes, de dégoût ou de colère, il est donc réussi dans cet aspect-là. Mais l'esthétisme de la photographie que l'on veut toujours belle pour se faire plaisir ne me convainc pas. Steve MacQueen a un vrai talent de peintre et, bien sûr, il est imprégné de références picturales sans doute christiques, mais est-ce suffisant pour faire perdurer son oeuvre ? J'attendrai son prochain film pour voir son évolution et donc sa maturation.
Le corps de l'acteur Michael Fassbender est ici une oeuvre d'art ; pour voir ce corps respirer, bouger, vivre, changer de couleur, pour regarder le détail de sa peau, de ses côtes, de ses yeux nous sommes tout de même obligés d'aller au cinéma. Ce serait dommage de se priver de cette beauté. Sa/son partenaire doit avoir une impression de découvrir son ami sur grand écran, dans les plus petits détails.

16/12/2008

16/12/08 - 11:30

Mascarades (2008) Lyes Salem

15/12/2008

15/12/08 - 09:49

Le Sacrifice (1986) Andreï Arsenievitch Tarkovsky

Offret

14/12/2008

14/12/08 - 18:07

Allemagne, Mère blafarde (1980) Helma Sanders-Brahms

Deutschland, bleiche Mutter

11/12/2008

11/12/08 - 19:54

Burn After Reading (2008) Joel Coen, Ethan Coen


Truculent !
J'ai la joie de retrouver Tilda Swinton et Frances McDormand, cette dernière étant l'archétype d'une actrice woody allénienne mal dans sa peau mais qui essaie d'en sortir par des moyens les plus surprenants.
Quant aux hommes, un excellent acteur parmi les plus doués de Hollywood, John Malkovich. Il nous fait un très beau numéro de mari blessé, trompé, poursuivi, employé déclassé, nerveux et cynique.
La mâle beauté de George Clooney, qui s'envoie en l'air tout ce qui porte jupon, se suffit presque à elle-même pour apprécier sa présence dans ce film.
Le plus surprenant pour moi sera cette nouvelle facette que je découvre de Brad Pitt, charmant garçon un peu simple. Le style de garçon sans cervelle qui fréquente les salles de body building, adorable avec tout le monde, serviable. Trop serviable... Son changement de ton de voix dans la conversation lors de certaines scènes est un très grand moment.
C'est donc surtout un film fait pour des acteurs. Ils se retrouvent pour s'amuser, nous amuser. Le scénario est très simple. Je savais très bien, connaissant les frères Coen, que ce début de film amusant allait progressivement tourner au cauchemar. Le gore côtoie la blague potache, Burn after reading se situe entre un film de Woody Allen et de Roman Polanski, entre le style comique, le franchement trash et la paranoïa.

 

fluctuatnecmergitur

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